Des faits et des chiffres

Très souvent, il n'y a pas de symptôme

On dit des ITSS qu’elles sont « silencieuses ». En effet, la plupart des gens infectés ne présentent aucun symptôme. L'absence de symptôme ne veut pourtant pas dire qu’il n’y a pas d’infection. Les personnes atteintes peuvent les transmettre sans même savoir qu’elles sont infectées.

On évalue que...

  • 9 personnes sur 10 qui ont l'herpès
  • 9 personnes sur 10 qui ont le VPH (virus du papillome humain)
  • 3 personnes sur 4 qui ont la chlamydia
  • 1 personne sur 5 qui a le VIH ou le virus de l’hépatite C

… ignorent qu'elles sont infectées, parce qu’elles ne présentent pas de symptômes caractéristiques.

Des statistiques qui font réfléchir

Le nombre de cas déclarés d’ITSS au Québec augmente sans cesse et maintenant, on parle vraiment d’une épidémie :

  • Les cas déclarés de chlamydia ont plus que doublé depuis 1997.
  • Les cas de gonorrhées ont augmenté de plus de 200 % au cours des dix dernières années.
  • On établit que 20 % des personnes sexuellement actives sont touchées par l’herpès génital et que 75 % sont, à un moment ou à un autre de leur vie, touchées par le VPH.

Les 15 à 24 ans sont particulièrement touchés

C’est vrai qu’on peut contracter une infection en ayant des relations sexuelles non protégées par le condom à tout âge, mais les 15 à 24 ans sont particulièrement touchés :

  • En 2008, 66 % des cas de chlamydia et 47 % des cas de gonorrhée déclarés au Québec, l’étaient dans le groupe des 15 à 24 ans. Les jeunes femmes de ce groupe d’âge sont d’ailleurs encore plus touchées par ces infections.
  • Il n’a fallu que quatre petites années, soit de 2004 à 2008, pour que les cas de gonorrhée augmentent de 295 % chez les filles âgées de 15 à 24 ans.