Ecstasy

Catégorie
Perturbateurs / Hallucinogènes stimulants

Son nom usuel
’ E ’, ecstase, XTC. Son surnom varie souvent en fonction de l’apparence du comprimé et du logo imprimé (ex. éléphant, Diamond, Popeye, Dove, Ying Yang, Happy face).

Son histoire
L’ecstasy fait partie à la fois de la famille des stimulants et de celle des perturbateurs. L’ecstasy est composée de MDMA, une molécule responsable des effets psychoactifs. Toutefois, de plus en plus, les comprimés d’ecstasy ne contiennent pas de MDMA ou alors cette molécule est mélangée à d’autres substances : amphétamines, hallucinogènes, analgésiques, anabolisants ou, plus grave, du PCP. L’ecstasy peut également être coupée avec de la caféine, de l’amidon, des détergents ou même du savon! La personne qui en prend ne sait donc pas ce qu’elle consomme précisément.

Son apparence
L’ecstasy se présente surtout sous forme de comprimés de couleurs et de formes variées, ornés de motifs.

Sa famille
L’ecstasy est considérée comme faisant partie de deux familles : les perturbateurs (modifiant les sensations et les perceptions de la réalité) et les stimulants (donnant une sensation d’énergie et de performance).

Ses effets
L’ecstasy agit surtout sur le neurotransmetteur appelé sérotonine qui régularise entre autres les émotions, l’humeur, l’appétit et qui contrôle les impulsions. L’ecstasy a aussi un effet, quoique plus faible, sur la dopamine, le neurotransmetteur du plaisir et de l’euphorie.

La consommation de l’ecstasy peut donc amplifier les émotions, créer un état d’euphorie, provoquer le désir de sociabiliser, de communiquer et augmenter les sens, particulièrement celui du toucher. Elle provoque aussi le désir de se rapprocher physiquement et psychologiquement des autres.

Son revers de médaille
Le plus gros problème avec l’ecstasy, c’est qu’elle est coupée avec des substances parfois dangereuses telles que le PCP. Toujours pas de liste d’ingrédients sur les emballages! En consommer avec de l’alcool représente aussi un danger important.

L’ecstasy modifie les messages chimiques primordiaux envoyés au cerveau. Le corps crie
« j’ai envie d’aller à la toilette » ou « j’ai soif », mais les messages envoyés au cerveau sont différents. C’est pourquoi l’effet le plus fréquent de l’ecstasy est la déshydratation (qui peut entraîner parfois un coma). Il arrive même que cet effet entraîne la mort de la personne qui consomme. Si cette personne boit régulièrement et se rend fréquemment à la toilette, cela diminue les risques d’une déshydratation.

Par contre, si elle ne boit pas suffisamment et n’utilise pas régulièrement les toilettes, elle court plus de risques de déshydratation. Lorsqu’une personne consomme seule, les risques sont plus élevés puisqu’elle ne peut recevoir d’aide si des symptômes inquiétants se manifestent.

Ses ennemis
Il est dangereux de mélanger l'ecstasy avec une autre substance, comme le crack, car le mélange des deux est complètement imprévisible; il y a donc risque de surdose.

Révision scientifique :
Maryse Rioux, pharmacienne Chargée de cours, Certificat de toxicomanie, Faculté de médecine, Université de Sherbrooke.